La liberté thérapeutique désigne le droit d'un patient, adulte et consentant, à choisir librement le traitement qu'il estime le plus adapté à son état — y compris lorsque ce traitement sort du cadre des thérapies conventionnelles approuvées. C'est au cœur de ce principe que se situe le combat de l'association Maluval depuis 2019.
Près de 400 patients parkinsoniens avaient rejoint l'essai clinique du Professeur Jean-Bernard Fourtillan, basé sur des patchs à base de neurohormones. Le 19 septembre 2019, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a interdit cet essai du jour au lendemain, sans transition médicale pour les patients concernés.
Pour les patients et familles de Maluval, le débat n'est pas de contester la médecine conventionnelle, mais de défendre un principe simple : quand aucun traitement existant n'apporte de solution satisfaisante et que la thérapie testée n'a causé aucun effet secondaire rapporté, au nom de quoi l'interdire à des adultes consentants ?
« Au nom de quel droit universel nous empêche-t-on de nous soigner librement ? Notre corps nous appartient et nous voulons être libres de trouver la meilleure thérapie. »
En France, l'ANSM encadre strictement les essais cliniques et peut suspendre une recherche si elle estime que la sécurité des participants n'est pas garantie. C'est cette autorité qui a mis fin à l'essai Fourtillan. Les patients de Maluval ne contestent pas la légitimité du cadre réglementaire, mais réclament un dialogue transparent sur les motifs de la décision et la possibilité de reprendre les recherches sous contrôle scientifique rigoureux.
Pour comprendre en détail comment s'est déroulée cette interdiction, consultez notre chronologie complète de l'interdiction de l'ANSM en 2019.
Le combat de Maluval résonne au-delà du seul cas des patchs neurohormones : il pose la question plus large de la place laissée aux patients en impasse thérapeutique dans le système de santé français, et du droit à l'expérimentation encadrée quand la médecine conventionnelle atteint ses limites.
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